Par Belvia Espérance
Bangui, 23 octobre 2026 – (Éclipse d’Afrique) : Le Nigeria a confirmé, le 20 octobre 2026, un cas importé de maladie à virus Ebola dans la capitale, Abuja. Les autorités sanitaires ont identifié 44 personnes ayant été en contact avec la patiente et renforcent les mesures de surveillance pour limiter les risques de transmission.
La maladie à virus Ebola gagne du terrain en Afrique. Le Nigeria a annoncé la confirmation d’un premier cas lié à la souche Bundibugyo, alors que l’épidémie déclarée en République démocratique du Congo (RDC) continue de mobiliser les autorités sanitaires de plusieurs pays.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la patiente est une femme ayant récemment voyagé en Ouganda. Ses symptômes sont apparus le 7 octobre, quatre jours après son arrivée au Nigeria. Elle a consulté dans un établissement de santé privé à Abuja le 11 octobre, avant que les analyses de laboratoire ne confirment l’infection le 20 octobre. Elle est actuellement isolée et reçoit des soins.
44 personnes suivies par les autorités
Face à cette situation, les autorités sanitaires nigérianes ont identifié 44 personnes susceptibles d’avoir été en contact avec la patiente. Ces contacts font l’objet d’un suivi afin de détecter rapidement d’éventuels symptômes et de prévenir de nouvelles infections.
Le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies a activé son dispositif de gestion des urgences. Les mesures engagées comprennent notamment le traçage des contacts, le renforcement des précautions dans l’établissement de santé concerné et la protection du personnel médical. L’OMS accompagne également les autorités nationales dans les investigations, les analyses de laboratoire et la mise à disposition de matériel de protection pour les soignants.
Une menace qui dépasse les frontières
Cette confirmation intervient alors que la RDC fait face à une importante épidémie de la souche Bundibugyo, déclarée le 15 mai 2026. Le Kenya a également signalé des cas liés à cette propagation, portant à cinq le nombre de pays ayant détecté le virus depuis le début de l’épidémie en RDC, selon l’OMS.
La situation souligne les difficultés liées à la surveillance des maladies infectieuses dans un contexte de déplacements transfrontaliers. Les autorités sanitaires sont appelées à renforcer la détection précoce, les capacités de diagnostic et la coordination entre les pays concernés.
Toutefois, la confirmation d’un cas importé au Nigeria ne signifie pas, à elle seule, qu’une transmission communautaire s’y est installée. L’évolution de la situation dépendra notamment des résultats du suivi des contacts et de la capacité des équipes sanitaires à interrompre toute éventuelle chaîne de transmission.
